Le mois de novembre était le mois de l’Economie Sociale et Solidaire, si vos proches ne vous en ont pas parlé, parlez-en à vos proches !
L’occasion se présente donc pour moi de faire un petit tour d’horizon sur cette forme de travail qui, à mon avis, peut redonner du sens à votre vie professionnelle, à votre vie sociale, familiale, ainsi qu’à l’argent qu’il y a dans votre porte-monnaie.
Afin de vous accompagner avant ou après cette lecture, voici un montage que j’ai réalisé : ménagement.mp3
Beaucoup d’initiatives ont été conduites pour développer ce projet de société et voici celles auxquelles j’ai participé : festival du film d’environnement, festival du livre écologique, semaines sociales de l’économie solidaire et tour d’horizon de mon quartier avec une association du 18ème arrondissement. Ces activités ont naturellement donné lieu à des échanges et des débats afin d’éviter de ne rester que dans l’idéologie …
La mise à mort du travail
Ce mouvement autour de l’économie sociale est amené à s’intensifier. La nécessité de trouver des solutions de rechange au capitalisme managérial et financier en est le point de départ.
Mais, ne partez pas : peut être vous posez-vous les questions suivantes :
- Pourquoi ces gens s’acharnent-ils à tenter de définir une nouvelle manière de voir l’économie ?
- Pourquoi a-t-on besoin de définir autre chose que ce qui existe ?
- Qu’est ce qui ne fonctionne pas ?
A ces questions, il faut répondre : à peu près tout fonctionne, mais pas correctement.
Nos entreprises sont des mille-feuilles : un empilement de couches compressées qui ne communiquent pas entre elles.
- Les salariés ne savent pas vraiment qui dirige, pour qui et pour quoi ils travaillent (qui est le véritable client ?)
- Ils ne savent pas à qui sont redistribués les profits (les financiers eux-mêmes s’y perdent …)
- Les actionnaires, les dirigeants, les managers leur demandent toujours plus d’efforts sans contreparties.
L’environnement évolue extrêmement vite et il est constamment nécessaire d’opérer des changements toujours plus rapides pour résister à la « compétition » ou encore à la « guerre » économique. Pour mettre en place ces changements, des cabinets spécialisés (les Big four dont font parti KPMG et Ernst & Young) vendent, à prix d’or, leurs solutions de management par procédures (objectifs quantitatifs surtout) et ont déjà largement contaminé petit à petit toute la pensée managériale des écoles de management, faisant des futurs managers des machines de la gestion, des cocheurs de cases, des procéduriers.
Cela a si bien fonctionné qu’aujourd’hui le changement est vécu comme une fatalité, une injustice et une incompréhension totale.
Je m’explique, lorsque votre manager vous soumet une directive : « Vous devez désormais appeler vos clients entre 8h et 9h afin d’être joignable et productif à 10h » (imaginons que ce soit l’heure de rush pour l’entreprise), vous lui expliquerez que ce n’est pas possible parce qu’à 9h vous avez organisé votre temps pour reclasser vos dossiers en retard. Tout ce que vous répondra votre manager est la chose suivante « Je sais bien, je comprends, mais tu vas pouvoir t’organiser, non ?! ». Vous rétorquez alors que c’est impossible, que vous accumulerez du retard, que vous ne saurez plus que faire de vos dossiers, vous insistez. C’est alors que l’évidence vous apparaît avec cette réponse : » Écoute, c’est à toi de t’organiser, la chose est ainsi, ce n’est pas moi qui l’ai décidée, si tu veux te plaindre, va voir plus haut ! ».
La vérité, c’est qu’en haut nous avons le directeur commercial qui ne fait qu’appliquer les directives qu’on lui a données, que le PDG qui lui a soumis ces directives a reçu ces directives de l’actionnaire principal, que l’actionnaire principal doit faire plus de profit sinon il perd un contrat, que s’il perd ce contrat, il devra licencier etc.
Pour résumer, les managers sont confrontés à un petit problème : comment faire entrer 2 litres d’eau dans une bouteille d’ 1 litre ? La rentabilité de l’entreprise doit être toujours croissante mais les coûts toujours décroissants, les procédures doivent être respectées car elles répondent à des objectifs chiffrés qui viennent du sommet.
Comment résoudre une telle équation ? Tirer sur la corde, tirer sur des ficelles fragiles en demandant aux exécutants de réaliser toujours plus en moins de temps et pour le même salaire.
En un mot : au nom de la concurrence, les travailleurs doivent être toujours plus productifs, plus rentables, moins dilettantes, moins humains, plus machines, quitte à frôler le « burn out ». Il n’y a plus de place pour l’humain dans les processus de décisions.
Dans les entreprises émerge le sentiment que personne ne dirige mais que tout le monde obéit.
En un mot, le travail est vidé de son sens, ce que l’on produit part très loin de la source et les décisions sont prises en dehors du terrain : le travail meurt.
Cette liste est loin d’être exhaustive. Ainsi, je peux citer le fait qu’on ne sait pas vraiment ce qu’on mange, ce qu’on achète, qui a produit le bien, où ce bien a été produit, dans quelles conditions …
Ainsi on ne respecte pas le travail des autres, on ne respecte pas l’environnement, les animaux ni même l’humain. En un mot : le lien social entre les individus est rompu.
Les maux de la société sont nombreux puisque la société est malade.
Je pense que l’on a vu naître le capitalisme et toutes ses perversions nous amènent à constater l’ampleur des dégâts :
- Des mines d’or à ciel ouvert où l’on extrait le précieux métal à l’aide de cyanure après avoir fait fondre des glaciers et asséché toute une vallée pour la fin des temps.
- L’apparition de maladies liées à l’alimentation que l’on achète en supermarché ou que l’on mange en famille dans un fastfood
- L’apparition de pathologies liées au travail etc.
Les solutions existent.
Quelles sont donc les solutions ? Vous me voyez venir : l’économie sociale ?
Lors d’un des débats auxquels j’ai participé, il y avait deux Américains qui préparaient un documentaire passionnant sur une coopérative à Brooklyn. Il s’agit d’un supermarché dans lequel les adhérents doivent travailler 3 h hebdomadaires gratuitement. Cela permet de réduire les coûts et les adhérents de ce quartier pauvre profitent de prix très avantageux et cette initiative a tout changé !
En effet, dans un supermarché de ce type, on ne débarque pas comme un consommateur, on ne se perd pas dans les rayons dans une solitude extrême et écrasé par le poids de la culpabilité des alter mondialistes, des publicités de la télévision, de l’incertitude de la provenance des produits. On ne louche pas sur les étiquettes pour savoir si le produit est bourré de conservateurs, de gluten et de lactose. Non ! On va faire ses courses, on prend chaque article correspondant à une commande prédéfinie mais surtout on vient pour discuter !
Aller discuter dans un supermarché ? Quelle idée débile … Pas à Brooklyn ! C’est alors la naissance d’une solidarité qui s’étend aux habitants du quartier, qui va au delà de l’objectif pragmatique de départ : payer moins cher. Ce que Leclerc nous promet en sous-payant les producteurs et en nous vendant de la merde fourrée dans la viande (« tous unis contre la vie chère », quels mythomanes).
Avez-vous vu le film de Michael Moore « Capitalism a love story »? Je suis d’accord que c’est toujours un peu simpliste, mais avez-vous vu la différence de salaire entre un pilote de ligne et un ouvrier dans une coopérative ?
Attention, je ne me suis pas trompé de sens : 19 000 €uros/an pour le pilote, 60 000 €uros/an pour l’ouvrier !
Si vous aimez parler en KE et que vous êtes fière de vos 30 KE à la sortie d’une école de commerce, alors dites vous que vous feriez mieux de vous reconvertir en ouvrier pour gagner le double ! Si les profits restent dans l’entreprise et sont reversés aux adhérents de la coopérative, comment vous faire croire qu’il n’y a pas d’argent pour vous payer ? Vous l’avez cru, vous avez signé pour un salaire misérable et vous avez vu votre patron s’envoler en parachute doré ? C’est une mafia.
Les coopératives font donc parties de la solution, elles peuvent apporter cet élan de gestion mutualisée de l’entreprise qui, à défaut de remplacer l’économie libérale, pourrait peut-être l’inspirer.
Les entreprises ont d’abord besoin de prendre conscience qu’un bateau ne se dirige pas tout seul, ni par l’opération du saint esprit, ni par son seul capitaine. A force de trop tirer sur la corde, les matelos risquent de quitter le navire ou laisser le bateau couler.
Voilà ! Vous voulez donner du sens à votre travail ? A votre vie ? A votre porte-monnaie ? Investissez-vous dans l’économie sociale, dans le développement durable et sortez du circuit traditionnel qui fera de vous une vraie machine à (vous) exécuter.
Vous avez peur ? Investissez-vous au moins dans une association, elles font partie de ce circuit et elles transformeront votre vie de prostré en vie d’émancipé.
Vous ne savez pas quoi faire ? Plantez un petit potager sur votre balcon, allez traîner dans votre quartier, parlez au comptoir de la mairie, faites un petit pas, vous allez en faire dix sans courir … Le vent vous portera.

Je reviens, avec ma routarde, d’un périple d’un mois à travers l’Ouest des états unis. Road trip de 6000 km en voiture à travers la Californie, le Nevada, l’Utah et l’Arizona. Je suis passé par des paysages que je n’avais jamais vus, j’ai ressenti des sentiments que je n’avais jamais ressenti, j’ai voyagé comme j’avais jamais fait.
Mais venons-en au fait. Je suis passé par Los Angeles et, comme la plupart d’entre vous, je la connaissais un peu avant d’y aller. De part les visions dont la télé et le cinéma m’avaient très largement abreuvé depuis mon enfance, de part sa musique prépondérante dans ma discothèque et de part son style de vie légendaire. Hier mon rêve c’était d’y aller, aujourd’hui mon rêve c’est d’y retourner.
Les Red Hot Chili Pepers m’ont si bien convaincu que la « Californication » était à un stade gravement avancé, System Of A Down ne m’ont que trop avertis de prendre garde à Hollywood, je dois à NOFX et Bad religion les plus acerbes critiques sur leur propre pays et 2pac m’a persuadé de ne jamais trainé à Inglewood le soir… (J’en oublie des vertes et des pas mures !)
« Dolce Vita », les couleurs pastels, la décontraction ostentatoire des Californiens, la brillance de leur dentition et de leur caisse (toujours impeccable), leur aptitude à transformer tout ce qui leur passe par la main comme accessoire de leur show éternel ; Los Angeles est un spectacle que l’on peut observer sans se lasser à l’intérieur de Downtown, du « Wood » de votre choix ou encore de la plage, en regardant la mer qui la borde …
Venice Beach est le lieu où l’on vient montrer ses biscotos, Hollywood déballe son star système sous vos pieds, Beverly Hills abrite quelques fortunes à deux pas des studios, Santa Monica est le spot d’arrivée des routards de la route 66, venus de Chicago se jeter dans la mer, San Pedro est le quartier de ceux qui préfèrent les étoiles du ciel à celle d’Hollywood boulevard, le Griffith Park permet de prendre de la hauteur et d’admirer le tout.
Il y’a un quartier pour tout le monde à L.A. Voilà une ville monstrueusement étendue, dont l’énergie fait des étincelles mais qui reste néanmoins à taille humaine. Chaque habitant a une maison et il est rare de voir des immeubles de plus de deux étages (excepté Downtown où personne n’habite).
Tout cela est très convivial et au lieu d’avoir l’impression d’étouffer à l’intérieur du décor on a plutôt l’impression de le composer et encore une fois : on s’y sent libre.
Tout ceci est très convivial mais tout cela a un coût. Il est bien entendu inconcevable de penser vivre à L.A sans voiture à moins d’aimer passer des heures interminables dans les transports qui ne sont pas son point fort (le métro passe au milieu d’une freeway, si vous aimez vous faire gazer…) et surtout il faut approvisionner tout ce beau monde en nourriture, en électricité, en eau (l’eau ne vient pas de Californie et il y a un sérieux problème de pénurie que le gouvernement n’entend résoudre que par la réduction de l’immigration).
Le phénomène de « smog » est récurent (nuage de pollution, les autorité donnent l’alerte pour signifier qu’il est interdit de se déplacer en voiture si ce n’est pas « nécessaire » et que les entreprises doivent réduire leurs activités).
En un mot : le développement de la ville tel qu’il l’est actuellement n’est pas durable.
Mais si la ville à besoin d’énergie pour continuer à vivre, celle de ses habitants est en revanche son premier atout! Et ça ne m’étonnerai pas que L.A ville parviennent à trouver des solutions et des alternatives à la fin du pétrole, la fin de la bagnole (la fin des déplacements individuels?) en construisant en une vitesse éclair un réseau de transport gigantesque ou en réinventant des moyens de transport alternatifs… On leur doit le skate, le jogging, pourquoi ne continueraient ils pas à nous faire rêver?
The show must go on!

En dehors de leur beauté (pour certains), à Paris ils peuvent vous permettre de comprendre pas mal de choses. Par exemple, pourquoi vous vous faites snober a St. Germain des près?
Pourquoi St. Michel s’appelle Michel?
Pourquoi Montmartre est si romantique et à la fois détestable ?
Pourquoi sur les murs de la butte aux cailles y’a des dessins de lézards appelés « Lézards de la bièvre »?
Pourquoi à châtelet vous pouvez craindre une atmosphère glauque en sortant du RER mais flâner près de la seine sur Place du châtelet, en allant vers l’île de la cité?
Et enfin, pourquoi Denfert-Rochereau est elle une place aussi froide?
C’est ce dernier exemple qui m’a fait comprendre que les monuments pouvaient expliquer l’âme de certains quartiers de Paris…
Vous vous êtes engouffré dans une bouche de métro après avoir avalé votre café cul sec. Une fois sous terre et après un changement ou deux, vous voici arrivé dans une station aux briques rouges justement nommée Denfert. Vous prenez l’escalator pour sortir de ses entrailles de par son gosier, par sa bouche de ferraille verte et vous faites face, si vous regardez au milieu de la place, à un énorme lion en bronze.
Ce lion ma toujours laissé de marbre. Avec ce flux constant de tas de tôles qui lui tournent autour, ce bruit insupportable, son manque d’espace pour les piétons, cette place apparaît comme asociale et un endroit uniquement voué à passé son chemin.
Pourtant si l’on y regarde de plus près, autour on trouve quelques bars, un fleuriste, des squares, un restaurant, une gare RER et même un peu plus en retrait : un lycée, un monoprix, Mc do et tralala…
Alors pourquoi cette discrétion autour de ce lion? Pourquoi cette stupeur, cette distance, ce reculement.
D’abord il faut se demander pourquoi ce lion?
Denfert-Rochereau est un général, il a résisté héroïquement, dans la ville de Belfort aux allemands durant la guerre Franco-allemande de 1870 et cela lui a valut le surnom de « lion de BELFORT » et c’est donc en hommage que cette statue immortalise sa résistance et tient à distance toutes âmes sur la place qui porte son nom.
Voilà un élément de compréhension : ce lion de marbre protégé par un flux constant de voiture rugissantes, tient a distance tout le tralala Parisien sur son champs de bataille immense pour garder honorée la bravoure de son général! Ce silence est gardé sur le boulevard Raspail jusqu’à rue de Renne, ou la vie semble enfin pouvoir reprendre. Jusqu’à place d’Italie dans l’autre sens et sur l’avenue du général Leclercs, la résistance est symbolisée par des commerçants courageux !
Ca aide à y voir plus clair non? Suite au prochain épisode…
Re-Bienvenue sur mon blog à tous ceux qui sont déjà venu et bienvenue à tous ceux qui débarquent!
Nouvelle mouture, avec un style épuré, ma planète se veut désormais plus claire.
Rubriques d’art urbain, d’actualités, de projets musicaux particuliers, vous y trouverez tous ce qui constitue ma planète et je pense aussi un peu de la votre !
Pour info, je podcast sur Itunes ! C’est par là : feeds.feedburner.com/MattarlsPlanetPodcast
Bonne visite !
- Perruche
- Perruche
L’ un des derniers fleuron de notre service public est en train de disparaitre et de se fondre dans la masse, les postiers tentent de s’opposer, sans résultat, à ce que leurs agences deviennent une espèce de supérette à Smart box où les guichets se planquent tristement dans le fond.
Ses employés évitent de jeter de l’huile sur le feu, trop conscients que la privatisation, les licenciements et la dégradation de leurs conditions de travail est inéluctable ; ils n’osent même pas le droit de grève.
Les facteurs abandonnent leur rôle de médiateur social au profit d’une fonction de finisseur du transport de courrier et voient leur commune se déshumaniser, pendant ce temps, sur France Inter, on interroge la perruche du gouvernement : Christine Lagarde.
Il est vrai que pendant que Nico est parti au G20, il a confié le soin à son molosse patibulaire, Frédéric Lefebvre, et à sa belle perruche le soin de nous rassurer. Ils se disent tous deux « très attachés au service public »
A la question : « Peut-on considérer que le changement de statut de la poste en S.A constitue une marche vers la privatisation ? » Christine répond non. Elle ajoute sur un ton de connivence, non repris au demeurant par Nicolas Demeurant : « d’ailleurs, je ne préfère pas vraiment parler d’entreprise, bien qu’il y’est dans cette entité un vrai esprit d’entreprise! La fonction de petit porteur de la poste est préservée, j’y suis très attaché ! »
Jusqu’ou nous prendra-t-on pour des brebis ? Une Société Anonyme, pas une entreprise ? C’est juste la définition d’une entreprise… Préservée ? Il faut 72 h au courrier au tarif normal alors qu’avant c’était 24 !
Autre question « Besancenot se demande quand l’état remboursera les millions d’euros qu’il doit à la poste avant de lui prendre des employés ?», réponse de Christine « Je ne sais pas combien de temps il travail à la poste lui mais… » « Il y travail 70 % de son temps Mme Lagarde » « Ah bon, et ba tant mieux, c’est bien ! »
Continuant à ponctuer son discours, sans éloquence, de petites phrases mesquines et sur un ton arrogant que tout le gouvernement lui envie, elle multiplie les âneries : « Mme Lagarde, pendant les 30 glorieuses, l’état avait séparé la fonction marchande d’une banque de sa fonction de dépôt, pourquoi ne pas en faire autant ? » : question qui touche à la sécurité de notre argent, réponse : « Oui, mais… on peut inventer un peu autre chose non ? »
Voilà où nous en sommes, on nous parle de bonus et de malus des traders pendant que le système continue sa course vers la dérégulation. Sarko fait le choix du déficit public en empruntant encore pour relancer la croissance mais privatise la poste au nom de l’Europe pour l’exposer à la concurrence et mettre 140 personnes à la rue en 9 mois.
On va vers une « mode du suicide » à la France télécom, la poste est bien devenue une société anonyme …
Malentendant léger, j’ai eu la chance d’effectuer ma scolarité en partenariat avec L’institut national des jeunes sourds.
Ce qui m’a permit de prendre pied dans le monde des sourds et d’en garder un dans le monde des entendants. J’ai alors compris que je me situais entre les deux et que ma place était inédite, inclassable, instygmatisable.
Victime d’un flux d’acouphènes continu depuis l’âge de 14 ans (sans raisons particulières, peut être un anti-biotique : le naxi), je lutte tous les jours contre ces deux handicaps invisibles. Quelque part tant mieux, d’autre part tant pis. Je dois me justifier, expliquer, mais c’est quelques part devenu une force qui me fait relativiser, apprécier jour après jour la vie, les décibels ou le silence à sa juste valeur.
Voici une interview qui vient d’être publiée dans le journal de l’INJS réalisée par Annette El Mestiri et grâce au soutien de Damien Lagnier-Girol ; tous deux éducateurs de l’INJS qui œuvrent chaque jour pour la réussite de « leurs » jeunes sourds et malentendants.

L’occasion pour moi de publier ce reportage sur les acouphènes réalisé par Stephen Moreau, toujours grâce au soutien de mon ami Damien.
C’est tout le message de cet inconnu qui a réalisé une série de découpages sur le thème « Fragments« .
Et pour étayer cette thèse, à la suite, voici ce que l’on trouve en grattant un peu plus :
- Déchiquetage horizontal : deux affiches en une : 70 ’s, oeuvres fragments
- Déchiquetage lambeau
- Déchiquetage sur le côté
- Déchiquetage 70’s autre partie
- Ouverture de l’aéroport d’orly
- Pour débouteiller Paris !
- Pub « Mon beau linge ! »
- The Lion le film avec Capucine
- Le Barbier de seville
En sortant du travail, en ces temps de grèves et de manifestations, amère de ne pas avoir pu y participer, j’ai voulût moi aussi sentir le vent de la révolte caresser Paris. Caresser, quand on prend le métro et qu’il fonctionne mieux qu’en temps normal ce n’est pas un euphémisme.
Et pour cause quand on à un président qui se félicite, en levant les bras, que personne ne s’aperçoit de quoi que ce soit en temps de grève et que Frédérique Lefebvre (porte parole de l’UMP) parle de sanctionner les syndicats qui abuseraient de ce droit; on comprend que le gouvernement soit devenu un rouleau compresseur. Plus de pavés, les routes ont été goudronnées, bien lisses, bien plates …
- Mettre le feu
- Fouttre le feu
- Marcher en enfer
- Fêter la fraternité
- Carton rouge
- Braderie chez Darcos !
- Chez Darcos, une tête apparait
- Transe
- Gong
- Saucissonnage d’une affiche
- Saucissonnage Bleu
- Saucissonnage de Lustucru
- Amener sa maison
- Révolution
- Chaos
- Camionette syndicale
- L’art urbain (voir rubrique) à été recouvert par la contestation
- Place de la république
- Par dessus les pubs
- Place de la Bastille
Manifs en temps de crises
Les squats parisiens, lieux d’artistes, il y’en a un paquet et il est très intéressant de les squater ! Dans le cadre du FOU Festival (Festival des Ouvertures Utiles) La Soce (association de promotions de manifestations artistiques et culturelles) a organisé un mini festival de deux dates à la suite (squat du 13ème) et une autre à la Petite Rockette (squat du 11ème). Des soirées totalement géniales avec une ambiance de liberté culturelle authentique et sans chichis. Il s’agit donc de deux très bon concerts où la musique est libre et agréable.
Voici quelques photos à la qualité affreuse prise depuis mon portable (appareil photos cassé), beaucoup plus d’infos et de photos ici : La soce par là : FOU et puis par ici : Myspace La soce
Soirée DUb le 25 oct à la roquette Kom on !
- Entrée de La suite
- Toilettes de La suite
- Cuisto de La suite
- Cuisto jonglant avec une bière
- Chanteur de La suite
- Vu de haut
- Guilux à La suite
- Jahrem à La suite
- Sevrin dit Jahvin à La suite
- La scène, La suite
- Bernhard, vieux fou va !
Lieu étonnant du treizième arrondissement. Lieu de libre expression créatrice qui va dans tous les sens : le moins mauvais, le plus inqualifiable. Le meilleur réside dans l’ambiance détendue, l’échange permanent et le respect que l’on ne cherche pas, que l’on perçoit. Des locaux, un sous sol, un bar dans le garage, des dessins aux murs, des photos d’Afrique et le repas qui va avec. Un frigo pour stocker des bières et une déco faite de dessins sur les murs, vieux fauteuils récupérés extrêmement confortables et un spectacle. Ceux qui sont là ce sont perdus rue Tolbiac, et jouent ce qu’ils ont à donner. Ceux à l’étage discutent et profitent d’un temps de parole devenu précieux. Sans prétentions, juste parcequ’ils sont là, qu’ils existent et qu’ils veulent le manifester.
- Rue tolbiac
- Squat de l’atoll 13, dans le 13ème
- Guilux
- Ze spectacle
- Heureuse du pestacle !
- Jahrem
- Papier Paint
- Papier toilette
- Mur Paint
- Joue de l’harmonica verticalement …
- Guilux & Jahrem
- Lauryn Hill
- Thank you !























































